Dans un pays où la devise est désormais indignation sélective et hypocrisie couronnée par la culture de l’abstinence “mandou” sentimentale et de la dictature confrérique, je me lève sous un soleil désapprobateur éclairer les ténèbres des cerveaux, d’une chaleur de vérité sans langue de bois.
J’irai jusqu’au bout du tunnel, aveugle de toute tentative de retenue, de toute considération sociale, exposer au grand jour ce qu’on se murmure tout bas depuis belle lurette.
La manipulation d’une masse populaire
Des ingénieurs sociaux vêtus de leur costume de religieux, très loin derrière la mission qui leur est assignée, ont réussi le coup d’éclat de la manipulation d’une masse populaire 2D : dogmatique et démagogique.
Pour impressionner cette dernière et l’asservir totalement, il aura fallu :
- Vendre des mythes hollywoodiens dont les faits d’une surnaturalité inédite sont attribués à leurs aïeux.
- Désorienter cette masse de toute entité critique à leurs théories fallacieuses (affirmant que le Tout Puissant a donné aux aïeux une grâce et des grades que nulle autre n’aura ou n’a eu sur terre ; qu’ils ont écrits dans leurs livres le Tout de l’Islam ; que l’exégèse du Coran est impossible, entre autres sottises).
Lorsqu’un mensonge résonne sans cesse dans les oreilles de tant de générations, il s’érige inéluctablement en vérité. Les adultes vieillissent, les enfants naissent et grandissent dans cet environnement. De toute mission, de tout examen, l’on s’intéresse en grande partie au résultat final. Nous y voilà !
Des disciples par un deal gagnant-perdant
La mission d’un religieux au nom de l’islam n’est ni plus ni moins d’enseigner à ses disciples le Coran et la Sounnah. Celle de nos ingénieurs sociaux, c’est de vivre dans le confort royal aux dépens des disciples par un deal gagnant-perdant :
« Travaille pour moi ici-bas, vénère mes aïeux et soumets-toi à eux, tu auras ton paradis dans l’au-delà ».
Alors le disciple va nager dans l’hérésie mondaine car son objectif de demain lui est garanti. Concrètement :
- La corruption : Les politiciens et hommes d’affaires, capos de la corruption et du détournement de deniers publics, sont reçus, bernés, bercés, et couverts de bénédictions en échange d’une mallette d’argent sous le regard et le silence impuissants des gouvernés.
- Le divertissement : La musique est l’arme du diable, son interdiction par l’islam n’est plus à démontrer. Pourtant, les ténors et acteurs de cette ignominie jouissent d’un accueil similaire.
- Le sport : La lutte, sport national, symbole d’un polythéisme incommensurable, ne manque pas au rendez-vous des bénédictions : promoteurs, lutteurs et amateurs s’affilient à ces foyers religieux.
- La pudeur : L’écrasante majorité des femmes musulmanes du Sénégal ne portent pas le voile (obligation religieuse) et sont également des disciples. Parce que tout simplement des femmes de ces religieux s’habillent en mode « jagar jagar », cheveux naturels, parures…
Comment alors peut-on être à l’opposé de toutes les prescriptions islamiques et exiger une reconnaissance de son étiquette de guide religieux ?
Le lever du soleil de la Sunnah fait trembler le “mamisme”
Cet échec fait l’affaire des « wahhabites » tant décriés, menacés, stigmatisés. Mais la raison ne se trompe pas : une vague déferlante de jeunes, hommes et femmes, sont séduits par leur prêche du Coran et de la Sunnah.
La différence saute aux yeux : tu ne trouveras jamais un « wahhabite » politicien, lutteur, danseur, musicien, sans port du voile. S’il arrivait qu’il fasse une petite bêtise, c’est comme si le monde tremblait.
Je termine ce cri de cœur en caricaturant Napoléon :
« Quand le soleil de la Sounnah se réveillera, le “mamisme” tremblera ».

